Seul maître à bord après Dieu

Cette expression était vraie au temps où l’on ne comprenait pas les caprices de la nature et où l’on justifiait ainsi bien des gestes discutables. Il faut dire, à la décharge des commandants de vaisseaux, qu’il était souvent nécessaire d’appliquer une poigne de fer pour discipliner un équipage superstitieux. Aujourd’hui, à moins de passer plusieurs semaines en haute mer, un chef de bord peut prévoir les « actes de Dieu », ce qui peut changer la hiérarchie à bord. Aujourd’hui, nous dirions plutôt le chef de bord, Dieu puis l’équipage. C’est une blague bien sûr! Mais attention, le vieil adage persiste et de nombreux chefs de bord abusent d’un pouvoir qu’ils n’ont pas, auprès d’équipiers qui se soumettent trop facilement. En fait, il faut une bonne dose de sagesse pour commander et, dans le domaine de la navigation il y a beaucoup de tyrans déplaisants.

Par Robert Routhier

 

Sole master onboard after God

This expression used to be true in the times when nature’s fancies were not all understood and this has justified some questionable decisions. With the excuse of having a rough and superstitious crew, a Capitan often needed to be an iron-fisted leader to discipline his men. Nowadays, unless you are on off to a long passage cruise, a skipper with all the modern equipment can foresee the “acts of God”, which can change the hierarchy onboard.

Today, the order of importance has changed, we talk more about the skipper, God and the crew. Heh, it is a joke! But beware, in a way this old saying lingers and many skippers abuse the power of their title, which can sometimes go beyond a reasonable limit, because crew members will comply too easily. In fact, to be in command of a crew, a skipper needs a great deal of wisdom and in the sailing world many unpleasant tyrannical skipper still exist.

Translation by Dominique Lebot

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